City-night

Le ministère de l’Ecologie a publié jeudi 27 février le bilan, à mi-année, de la mise en œuvre de l’arrêté relatif aux éclairages nocturnes des bâtiments non résidentiels.
Depuis le 1er juillet 2013, les bureaux, vitrines, façades et bâtiments doivent être éteints la nuit. Cette mesure doit permettre d’économiser l’équivalent de la consommation annuelle d’électricité de 750 000 ménages, d’éviter l’émission de 250 000 tonnes de CO2 et de réaliser une économie de 200 millions d’euros.

Un premier bilan (à consulter ici) a été dressé au 31 janvier 2014. Le moins que l’on puisse dire est qu’il n’est pas éblouissant.

Ainsi, conclut le rapport, si en 2013, d’importantes actions de sensibilisation des différents acteurs (collectivités locales, entreprises, chambres de commerce et d’industries, etc.) ont été menées au niveau local aux moyens de courriers, de réunions, de mise à disposition d’outils de communication, les informations communiquées par les services font apparaître qu’ils n’ont pas procédé à la réalisation de contrôles sur le terrain ni par conséquent prononcé de sanctions.

Une étude menée dans des grandes villes de France (Paris, Lille, Lyon, Strasbourg) par le bureau d’études « B et L évolution » montre qu’en dehors des législations déjà en place « depuis une dizaine d’années », aucun effort supplémentaire significatif n’a été fourni. Tout juste est-il signalé qu’en janvier « le maire de Paris a habilité par arrêté les agents qui pourront réaliser des contrôles au titre de cette réglementation ».

A Strasbourg par exemple « l’enquête fait apparaître que sur les 19 bâtiments (administratifs et culturels) étudiés, 11 maintiennent leurs façades allumées après 1h et 7 conservent leurs espaces intérieurs éclairés. » Et 30 % des commerces des principales places et rues restent allumées. »

Philippe Martin a donc appelé « à une nouvelle mobilisation des maires et de l’ensemble des services de l’État afin qu’ils continuent à se montrer exemplaires quant aux bâtiments placés sous leur responsabilité et qu’ils veillent au bon respect de ces dispositions par les autres acteurs ».

Source LE MONITEUR.FR